7 août 2009

80. La Paz

Vous savez ce que veut dire “La Paz” en espagnol? La paix. Et c'est exactement ce que j'ai ressenti en arrivant ici. Plus de douanier ou de fonctionnaire zélé. Plus de longues files d'attente. Plus personne pour me bloquer le chemin... la sainte paix, simplement La Paz, capitale de la Bolivie.

La Paz est comme un grand bol de céréales dans lequel on y aurait installé des montagnes russes en guise de routes. À l'entrée de la ville, très haut dans les montagnes et glaciers qui la ceinture, se dresse une magnifique statue faite de ferraille du Ché Guevara, célèbre révolutionnaire et héros de tous les pays latins. Je le salue humblement à mon passage.


Pour trouver son centre-ville, c'est un peu comme pour la ville de Cap-Rouge. On y met une bille parterre et on la suit jusqu'en bas. Je commence donc ma descente en spirale qui me mène jusqu'à son centre historique. Soudain, une pluie...non... de la grêle se met à tomber! Qui dit grêle, dit glace. Pas bon. Non, non, non. C'est paaaaaaaaaas bon du tout! Et c'est comme ça que tu m'ouvres tes portes La Paz? Quel accueil! Alors que la grêle s'intensifie, je me crispe, serre le guidon très fort et diminue ma vitesse drastiquement. Les véhicules autour de moi semble ignorer la glace et me dépassent en fusée. Quelques centaines de mètres plus bas, je les retrouve dans le fossé, tête en bas. C'est la cohue totale et j'ai très hâte de retrouver ma bille tout en bas.

Arrivé à mon auberge, je rentre Calou à l'intérieur. Je ne sais pas trop si je tremble de froid ou de peur. À la réception, ils me regardent comme si j'étais un astronaute qui venait d'atterrir avec son vaisseau spatial. Je m'enregistre (mon nom de famille leurs confirme mon statut d'extra-terrestre), paie les 30 Bolivianos dus (5$) et me dirige directement vers la douche. Ahhhhhhhhhhhhhh, une douche chaude! Je crois que j'ai dû vider tous les réservoirs d'eau de la ville. Honte sur moi, mais quel délice!

Il fait déjà presque nuit. Tout frais et pimpant, je sors explorer les alentours. Sans carte, ni boussole ou gilet de sauvetage, je plonge en plein coeur de La Paz. Que j'aille à gauche, à droite, devant ou derrière, les rues fourmillent de gens. La ville entière est un énorme marché aux puces. Les gens se poussent, se faufilent et se battent pour acheter cossins, vêtements ou nourriture. Les commerçant crient à tue-tête qu'ils sont les meilleurs deals du siècle. En effet: poulet (non-éplumé et décapité) à 25 bolivianos (4,15$), débouche-toilette à 5 bolivianos (0,85$) et assortiement brassières colorées à 10 bolivianos (1,70$) chacune. Mesdames, qu'attendez-vous? Je prends les commandes.

Malgré la nuit, La Paz brille de tous ses feux et je me réchauffe de ses lumières...


2 commentaires:

Anonyme a dit…

Salut Harry!

Je trouve que La Paz est une ville incroyable et unique. C'est vrai qu'elle porte bien son nom, malgré le certain chaos qui l'habite...

Tu as été chanceux, parce qu'il me semble que l'eau chaude dans les hôtels boliviens, c'est un peu comme l'air à 4 000 m d'altitude, c'est-à-dire une denrée rare...

Renaud

Anonyme a dit…

C'est une ville vraiment extraordinaire!

Le bonhomme. :-)

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