13 janvier 2009

16. Chetumal: au revoir Mexique

J'arrive à la gare d'autobus de Chetumal, dernière ville côtière au sud du Mexique. Il pleut des cordes. J'ai rarement vu ça. On me dit que le centre se situe à 4 km d'ici. J'entreprends alors de me trouver un lit pour la nuit. Je trouve une super chambre (i.e. sans top de petits amis à plusieurs pattes). Il y a même Internet, mais il faut pédaler rapidement pour obtenir la haute vitesse.

La pluie persiste et je m'impatiente dans ma chambre. Avec seulement un lit et une table, on y fait vite le tour. Tant pis pour le soleil qui se fait attendre, je sors prendre une marche. Vêtu de mon costume de bain et d'un t-shirt, je brave le déluge et le regard consterné des gens abrités: Mais c'est qui ce fou? Le niveau de l'eau monte rapidement, j'en ai déjà jusqu'au mollet. La pluie chaude me fouette le visage. Je suis détrempé à en faire rougir Bob l'éponge de jalousie. Pour moi, il n'y a pas de plus pur plaisir que de marcher sous la pluie battante.

Dégoulinant, je salue les gens au passage. Ils sourient. Les commerces apparaissent au fur et à mesure que je m'approche du centre. Je m'aventure dans quelques-uns et discute un peu avec eux.

Le ventre creux, je localise un petit resto qui affiche: La maître cuisinière. Le plat du jour est le fameux «poulet en mole». Allons comparer avec celui d'Isla Mujeres... Elena, l'hôtesse / serveuse / cuisinière / caissière / plongeuse et propriétaire de l'endroit m'accueille avec le plus joli des sourires. Elle me suggère fortement le plat du jour et me répète que je ne le regretterai pas. Après la dernière bouchée, je lui mentionne que la seule chose que je regrette, c'est de ne pas pouvoir revenir sous peu pour faire honneur à sa cuisine.

Le soleil tente une apparition et les gens sortent de leur cachette. Le rues bourdonnent. Je me rends vite compte que Chetumal est un endroit très peu fréquenté par les touristes. Et c'est parfait pour moi.

Guidé par l'odeur de la mer, je me dirige vers le port afin de me trouver un transport vers le Bélize, car je préfère nettement le bateau à l'autobus ou l'avion. Je m'informe auprès du douanier qui a un gros point d'interrogation d'étampé sur le visage. Il demande à un collègue, qui demande à un ami, qui demande à un pêcheur sur le quai. Ce dernier me raconte qu'un bateau vient de temps en temps du Bélize afin de faire quelques achats. Peut-être accepterait-il de m'y emmener? Mais quand il m'a pointé un minuscule rafiot troué qui tentait désespérément de flotter, je ne sais pas pourquoi, mais j'ai opté pour l'autobus.

Au revoir Mexique...

2 commentaires:

Renée a dit…

Harry, tu nous concoctes un petit guide des bonnes recettes des pays que tu traverseras?

Anonyme a dit…

Woooowww Harry!
Veo que has disfrutado mucho nuestro querido México!
Desde acá, seguiré tus aventuras y te deseo lo mejor en la continuación de este viaje de ensueño!
Lili =)

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